REDEFINIR 25 PRINCIPES SUR LA LOUANGE, L’ADORATION ET LE CULTE PAR Athom’s MBUMA

 








Un merveilleux ouvrage pour établir le degré de responsabilité de l’homme, de son environnement et celui de Dieu sur la qualité de la vie de prière d’un chrétien. Ce n’est pas facile de synthétiser un puissant livre de 216 pages dont chaque mot est porteur d’une couleur de messagerie si forte et si importante ; pas pour informer l’humain mais pour contribuer à sa transformation holistique. Au-delà de cette récapitulation, je vous invite à lire le livre. Je témoigne que le Pasteur Docteur Athom’s MBUMA a été révélé pour que l’église adore encore le Père en esprit et en vérité.

Noter que ma formulation à ma manière de ces mêmes vérités spirituelles sera bientôt publiée dans un article séparé.

Avant d’explorer les vingt-cinq punchlines, l’auteur présente d’abord ce qui suit :

Dans les Luminaires, il dit que le Culte personnel est le moment quotidien et régulier que chaque enfant de Dieu doit mettre de côté dans son emploi du temps pour sa dévotion personnelle. Il s’agit de passer un temps de prière et de méditation de la Parole de Dieu pour l’édification de sa foi et l’épanouissement de sa communion avec son Père dans le lieu secret. Le Culte familial est le moment pendant lequel tous les membres de la famille se rencontrent autour de la Parole de Dieu et de la prière et qui permet aux parents de faire asseoir les valeurs chrétiennes dans la vie de leurs enfants en témoignant les hauts faits de Dieu. Le Culte communautaire est un rassemblement des chrétiens autour du nom de Jésus-Christ, source et consommateur de leur foi (Une rencontre avec les humains par la communion fraternelle, et d’avec Dieu par la manifestation des dons spirituelles depuis la louange jusqu’à la prédication de la Parole).

Au sujet de la prière, l’auteur nous invite à la voir comme une réalité spirituelle dans laquelle un chrétien parle avec son Père pour lui adresser des demandes personnelles ou en faveur des autres ; une expression de l’exercice spirituel de nos droits et pouvoirs ; un cadre par lequel nous ressourçons notre homme intérieur en présence de celui sans qui nous ne pouvons vivre. Bref, la prière est la meilleure attitude pour résister au temps de la fin. Voilà pourquoi l’enfant de Dieu à genoux voit plus loin qu’un géant sur une montagne.

Pour ce qui est de « Louange et adoration », il explique comment ces deux mots sont d’origine juive ; que Louer et adorer signifient se conformer aux exigences révélées par l’Eternel lui-même au sujet du culte qui doit être rendu en son honneur, et que ces instructions spirituelles ont été donnés aux hommes dans des contextes historiques, géographiques et culturels bien précis. Henry Papa MULAJA, cité par l’auteur, dans l’introduction de son ouvrage « Adorer Dieu sur la terre comme au ciel », affirme que « L’adoration est l’expression la plus entière de la polyvalente qui prend en compte plusieurs réalités, caractéristiques de l’environnement divin ». Voilà pourquoi l’auteur nous notifie que dans l’adoration, que les choses soient faites sur la terre comme elles les sont au ciel.

En ce qui concerne Les mythes dans les définitions, nous trouvons le mythe des styles musicaux, avec phrase phare : « Jouez maintenant une adoration, jouez une louange ! », « Chantez maintenant un cantique avec attitude d’adoration ! ». Ici, l’auteur nous apprend que les idées de louange et adoration associées à celle du culte doivent être comprises au-delà de la musique, et non sur base de notre musique contemporaine, classique ou encore évangélique et pentecôtiste et que sais-je encore. Il nous faut dépasser les limites que nous cause ce mythe pour aller à la découverte de l’étendue de ces concepts, et résister à la tentation de juger les autres sur un style de musique pour savoir s’ils sont réellement engagés dans la louange et l’adoration pendant la réunion de prière. Le mythe du moment, avec phrase phare : « Nous sommes arrivés au moment de l’adoration maintenant ». À ce niveau, l’adoration est si importante pour Dieu, qu’il l’exige de notre part chaque seconde de notre existence». C’est la raison pour laquelle, l’auteur cite son père dans la foi, Alain MOLOTO KOSSY, qui disait : « Les hommes les plus avertis, qui reconnaissent la main de Dieu dans les détails de leur vie de tous les jours, ne manquent jamais de le louer ».

Le mythe des paroles, avec phrase phare : « Waouh, je voudrais être un vrai adorateur comme lui, il a tellement le vocabulaire facile ! ». À cet échelon, l’auteur marque que la louange n’est pas le lot de danseurs et l’adorateur n’est pas ce poète rempli de mots qui a mémorisé tous les noms de Dieu dans la Bible. La vraie adoration, selon l’enseignement de Jésus, est celle dont l’adorateur prend en compte les mots : « en esprit et en vérité », elle est un élan de cœur et un style de vie qui trouvent une occasion de s’exprimer dans la prière au travers des paroles qui honorent et glorifient Le Roi des rois. Car la louange n’est faite que des expressions dont la source est dans la contemplation des œuvres de Dieu qui révèlent sa nature et son caractère. Cette source est dans l’esprit de l’adorateur et ne peut en découler que les fleuves de la même nature. Le mythe des sensations, avec phrase phare : « Je n’ai pas envie de louer ou d’adorer Dieu aujourd’hui ! ». La louange n’est pas basée sur des sentiments, mais plutôt sur une connaissance claire de la personne de Dieu.

Le mythe de lieu, avec phrase phare : « C’est sur la sainte montagne, et à l’intérieur du bâtiment de l’église qu’il faut obligatoirement adorer Dieu ! C’est ça la vraie adoration ! ». Croire qu’adorer Dieu demande nécessairement de se rendre à un endroit physique, c’est manquer de comprendre ce que Jésus veut dire par « en esprit et en vérité » en Jean 4. Le mythe de l’action, avec phrase phare : « Je dois arrêter d’adorer Dieu maintenant et vaquer à mes autres occupations ». L’adoration est une vie que nous menons devant Dieu même en silence, ou sous un sommeil profond. Car adorer Dieu, c’est « être » et non « faire ». Le mythe de la position, avec phrase phare : « Prenons à présent la position adéquate pour adorer notre Seigneur ». C’est plutôt dans le cœur qu’il faut aller chercher la position qui convient pour plaire à Dieu qui juge au-delà des apparences. Le mythe de destination, avec phrase phare : « Je n’ai pas du tout apprécié la louange d’aujourd’hui ! ». Vu que le destinataire de notre culte et le consommateur de notre louange est Dieu, on n’a pas droit d’attaquer les coordonateurs de louange du culte. La louange ne vise pas le bien-être des participants aux cultes, elle vise Dieu.

En suite, l’auteur parcourt les vingt-cinq principes manifestés dans les lignes qui suivent :

1er principe : NE PRIEZ PAS APRES AVOIR TOUT FAIT, MAIS FAITES TOUT POUR PRIER

Je peux tout faire mais rien ne remplacera dans mon cœur le bonheur que j’ai de prendre du temps dans la prière. Mais une chose est sûre, c’est que la prière n’est pas un rendez-vous à mettre en dernière position dans notre liste des choses à faire dans la journée. Devise « Pas de Bible, pas de petit déjeuner », car devancer l’aurore devient quelques fois le meilleur moyen pour contrôler sa journée et aussi le moment propice de tenir son rendez-vous personnel avec Dieu comme David et Jésus. Comme le temps favorable demande un sacrifice « Il nous faut parfois même sacrifier des activités utiles comme le sommeil et le repos pour celles qui sont cruciales comme la prière personnelle et la méditation. Comme le temps favorable doit être protégé, personne et rien ne nous laissera librement vaquer à la prière si nous ne nous imposons pas une discipline. Apprendre à mettre des limites à chaque chose que vous faites dans la vie, même celles que vous pensez faire pour la gloire de Dieu. Car Dieu ne cherche pas un homme prêt à tout, mais un homme selon son cœur. Comme le temps favorable est avant tout un rendez-vous spirituel, le meilleur moment pour prier, c’est maintenant quand l’Esprit de Dieu nous met à cœur. Comme le temps favorable est saisonnier, posez-vous toujours cette question pendant la journée : « Ai-je déjà prié ? » Si la réponse est « Non », alors faites tout pour passer un temps dans la prière personnelle. Que chaque période de la vie de ma personne ait aussi marqué une adaptation dans mes moments favorables pour rendre mon culte à Dieu. Et que les saisons de ma vie influencent ma gestion de mon culte personnel.

2è principe : LE CULTE PERSONNEL PERMET D’INTEGRER LES VERITES SPIRITUELLES EN VOUS

Il en est de même de celui qui veut vivre sans l’autorité de la parole de Dieu et la direction quotidienne du Saint-Esprit ; il est comme un homme perdu qui cherche à corriger son comportement par la psychologie cognitive et à changer d’attitude à l’aide des coachs de vie qu’il rencontre sur les réseaux sociaux. Celui qui veut changer de paradigme de vie doit maximiser son temps dans la prière et la méditation personnelle, car parler à Jésus c’est plus que consulter la bonne carte, c’est se faire ami de celui qui, lui-même, est le chemin.

3ème principe : LE CULTE PERSONNEL NE SE MESURE PAS EN TEMPS MAIS EN QUALITE

Ne cherchez pas d’abord à prier longtemps, n’en faites pas un but, parce que cela n’est en réalité qu’une conséquence. Je dois néanmoins mettre un bémol sur ce que je dis jusqu’ici. Bien qu’on ne vise pas de durer dans la prière, le temps que l’on prend dans le culte personnel est un des indicateurs de la maturité spirituelle.

4ème principe : LE CULTE PERSONNEL COMMENCE MECANIQUEMENT, MAIS DEVIENT AUTOMATIQUE PAR LA SUITE

Chaque moment de prière ne sera pas toujours automatique et facile comme on le désire ! Rien de ce qui est durable n’est facile au début, y compris la vie de prière personnelle. L’auteur nous supplie de dépasser notre chair et ses plaintes et de reprendre encore et encore l’exercice de la prière personnelle. « Je ne dit pas être devenu un héros, mais certaines choses sont devenues automatiques. Alors ne vous découragez pas quand vous manquez un rendez-vous de prière à cause de votre fatigue, ou si vous vous souvenez que vous êtes en jeûne après votre petit déjeuner, ou que vous éteignez plusieurs fois votre réveil dans le téléphone qui était censé vous rappeler le moment de faire la veillée. » Vous n’êtes pas un robot, soyez patient avec vous-même et acceptez d’apprendre à l’école du Saint-Esprit. Tout ce qu’il vous demande, c’est d’apprendre et ne pas être oisif et négligeant. Soyez les bienvenus à l’école de Dieu ; car nous sommes nombreux à apprendre et à grandir dans la grâce.

5ème principe : LE MONDE NE S’ARRETERA PAS POUR QUE VOUS PRIIEZ, C’EST A VOUS D’ARRETER LE MONDE POUR VAQUER A LA PRIERE

Le monde ne s’arrêtera pas pour te permettre de prier, c’est à toi d’arrêter avec le monde pour répondre au rendez-vous de l’intimité avec Dieu. Celui qui a faim et soif de la présence de Dieu doit savoir que la discipline personnelle est obligatoire pour mener une vie de prière efficace. Il y a toujours un prix à payer pour développer une relation, il y a toujours quelque chose à abandonner ou à sacrifier pour être un vrai disciple du Christ. Rien n’est plus puissant que de faire de Dieu son urgence, sa raison de tout arrêter. Être en Christ, c’est cela notre vrai monde, accepter de vivre une vie dévouée à celui qui nous a sauvés du péché, et décider de vivre selon sa parole et son Esprit, c’est cela notre nouvelle nature. Notre monde c’est vivre en Christ et ce dernier en nous. Rien n’est plus fort.

6ème principe : LE CŒUR EST LE MEILLEUR ENDROIT POUR UN CULTE PERSONNEL

Où que l’on aille, le culte commencera toujours à partir du cœur avant d’envahir nos lèvres, nos corps et notre espace. Lorsqu’il faut rendre un culte, il y a toujours ces deux gestes importants : commencer par quitter un endroit, puis se rendre quelque part ensuite. Quitter le culte de Pharaon pour se rendre dans ce désert avec le Dieu de Moïse. – Matthieu 6 :6-8, Jean 4 :21. Le Seigneur se focalise plus sur la qualité de la personne « l’adorateur », et selon Jésus, le nouveau lieu d’adoration est « en esprit » et la nouvelle position est « en vérité ». 

7ème principe : CELUI QUI PARLE AVEC LE PÈRE DÈS LE MATIN SOURIT DEVANT LES SURPRISES DE LA JOURNEE ET SE DIT : « JE LE SAVAIS ! »

Il y a des conséquences logiques dues à la relation que l’adorateur entretient avec Dieu ; parmi lesquelles, se trouve « le prophétique ». L’adorateur n’est pas toujours prophète, mais il est inévitablement prophétique. Dans l’intimité de la présence de Dieu, nous l’entendons nous parler comme des frères, des amis, et il nous dit ce qu’il y a dans son cœur ; Genèse 18 :17-18. Il en est ainsi même de certains détails de la journée quand on a eu le temps de parler la veille avec Dieu, il nous fait connaître les pensées de son cœur, il nous fait voir ses projets et même ceux de l’ennemi, alors on vit avec précision.

8ème principe : C’EST SPIRITUELLEMENT QU’ON DEVIENT INTIME À DIEU, CAR IL EST ESPRIT

On ne cherche pas à sentir Dieu dans l’intimité, on cherche à plutôt à mieux le connaître. Pour devenir intime à Dieu maître de tout esprit, il faut apprendre à le connaître à travers sa Parole, dans le jeûne, et la prière et vivre sa vie par l’obéissance à ses écrits. Toute autre tentative de se rapprocher de Dieu par une musique de n’importe quel style ou par une forme de méditation quelconque n’est que peine perdue, si nous ne passons pas par l’expérience de la nouvelle naissance, par la puissance du Saint Esprit.

9ème principe : LE CULTE EST UNE REALITE A VIVRE AVEC LES AUTRES AUSSI

En 1 Corinthiens 14 :6, nous comprenons que le culte communautaire est par essence une rencontre qui est à la fois verticale et horizontale, qui s’adresse à Dieu et se vit avec les autres. Le culte n’est pas un spectacle dont nous sommes l’auditoire, nous sommes plutôt acteurs devant Dieu qui en est l’unique audience et consommateur de notre louange. Participer au culte, c’est comme mettre son morceau de bois dans une grande flamme qui l’embrase.

10ème principe : ON LOUE DIEU AVEC LA MÉMOIRE, L’EXPERIENCE ET LA PROMESSE

Selon Romains 1 :20-21, le Seigneur ouvre notre passé, notre présent et notre avenir par ses bienfaits afin que nous ne manquions jamais de raisons de louer. Louer Dieu par la mémoire, « Ce que Dieu a fait » : la mémoire est un don de Dieu, elle nous aide à garder les souvenirs forts de notre vie, entre autres les choses que le Seigneur a faites pour nous avant même notre naissance sur la terre des hommes ou depuis notre enfance. C’est de ce que nous tirons de notre mémoire que nous viennent les larmes pendant la louange. C’est dans la mémoire que l’on puise nos raisons de danser comme un fou. Louer avec l’expérience : Ce qu’il fait : Notre quotidien est un témoignage vivant et le souffle de Dieu est une chose qu’il nous donne quotidiennement, il renouvelle sa bonté chaque matin. Alors l’expérience du moment, le vécu d’aujourd’hui et le pain quotidien nous plongent dans la louange. Louer avec la promesse : ce qu’il fera : Considérant que Dieu ne ment jamais et que le passé a prouvé sa fidélité, on peut donc se mettre à le louer une fois qu’on a reçu la promesse sans attendre de voir. Celui qui veut louer Dieu trouvera toujours une raison pour le faire comme il se doit, car notre Seigneur a comblé notre temps des raisons de lui exprimer notre gratitude.

11ème principe : IL Y A : FAIRE, ALLER ET DEVENIR UN CULTE

D’après Romains 12 :2, nous sommes souvent préoccupés par la qualité de nos réunions de prières au point d’oublier que le culte que Dieu attend vient de nous en tant que personnes. Offrez vos corps : le culte rime toujours avec le sacrifice ; partout où un culte est rendu, une offrande est toujours offerte ; et dans ce cas précis, il s’agit de nos corps. On devient un culte vivant lorsqu’on soumet à Dieu son corps. Soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence : être un culte vivant demande une transformation intérieure, un raisonnement dirigé vers les intérêts de Dieu et de son royaume. Discernez la volonté de Dieu : on ne peut vivre et plaire à Dieu sans connaître ce qu’il veut ; le culte vivant commence par une quête des choses qui plaisent Dieu dans sa parole et par l’orientation de son Esprit. Ainsi donc, partir à un lieu de prière et faire le culte personnel sont différent de devenir et d’être soi-même un culte. 

12ème principe : DIEU NOUS ENSEIGNE SA PRESENCE EN NOUS IMPOSANT L’ABSENCE DE TOUT

Toute notre vie est une école où Dieu nous apprend à le connaître. Il y a pour cela différentes méthodes pédagogiques que Dieu utilise en se basant sur la leçon qu’il s’apprête à nous enseigner. – Osée 2 :16. La solitude est le meilleur moyen de savoir qu’on n’est pas seul, que Dieu est là avec nous. Alors parfois il crée lui-même cet isolement pour mieux nous dire qu’il est là.

13ème principe : LA LOUANGE A DEUX SOURCES ET DEUX DESTINATIONS

En se penchant sur l’étude de la louange dans la Bible, on se rend compte de trois vérités qui présentent en résumé deux sources et deux destinataires : L’homme loue l’homme,  pour parler des éloges qu’un humain rend à son semblable, des félicitations, une reconnaissance des qualités et capacités exceptionnelles dans une personne, en lui rendant publiquement des éloges qu’elle mérite – Proverbe 31 :28. Dieu loue l’homme : Pour parler des éloges et félicitations que cette fois-ci Dieu lui-même rend aux hommes qui se distinguent dans leur nature intérieure qui reflète celle de Dieu – Romains 2 :29. Oui ! Dieu témoigne de nous, Dieu témoigne de ceux dont la vie l’honore, il fait tout pour que l’on sache qu’ils lui appartiennent. L’homme loue Dieu : Cette louange n’est pas un acte unilatéral de l’homme, mais une expression qui se fait en conformité aux « goûts » de Dieu, selon ce qu’il aime et selon ce qu’il a institué dans sa Parole. Ainsi, les deux sources de la louange sont l’homme et Dieu et les deux destinataires sont encore les deux. L’auteur n’est pas entrain de dire que les hommes devraient alors se vénérer entre eux comme des êtres divins, moins encore le Créateur renverserait son rôle avec celui de la créature.

14ème principe : LA LOUANGE DEPEND DE « SAVOIR » ET NON DE « SENTIR »

Le plus ancien des mots traduits par la louange dans la Bible est « HILLEL », dont l’une des significations est celle d’un cri d’admiration poussé en face d’une beauté naturelle, comme d’une belle femme. En l’occurrence, c’est de ce mot que vient le terme « alléluia » qui dénote trois conditions importantes d’une louange : La beauté à admirer : la louange est toujours provoquée par un fait, une situation exceptionnelle qui attire notre attention, un geste remarquable qui se produit dans le passé et qui continue à occuper notre quotidien, ou alors un acte qui s’est produit maintenant-même et encore une promesse d’un futur meilleur dont on ne peut nullement douter, connaissant les capacités de celui qui en fait la promesse. La louange dépend toujours d’un fait, que l’on peut conjuguer au passé, au présent ou au futur. Les actions de Dieu sont donc cette beauté dont il faut admirer les éclats. L’émotion provoquée par la contemplation : Il y a toujours une émotion qui est la source de nos expressions, lorsque l’on contemple les bienfaits de Dieu dans nos vies, cela produit toujours quelque chose en nous. L’expression : Notre expression est directement proportionnelle à la réalisation de la splendeur de celui en face de qui nous nous tenons, et elle est toujours accompagnée des émotions produites lorsque nous sommes en pleine contemplation. C’est lorsqu’on arrive à l’expression (Lever les mains, battre les mains, faire couler les larmes, se mettre à genoux, pousser des cris de joie, chanter à pleine voix, publier hautement les hauts faits de Dieu, etc.) qu’il y a véritablement louange. Nous ne devons pas dépendre des sentiments avant de louer Dieu, n’ayons pas tendance à ne pas le louer lorsque nous n’avons encore rien senti.

15ème principe : LOUER EST UN VERBE D’ACTION

Sur l’échelle de la célébration, il nous arrive souvent de confondre contemplation et louange. La louange n’est pas une réflexion, mais plutôt une action, une expression physique d’une réalité spirituelle. Contempler, c’est regarder longuement quelque chose, quelqu’un avec beaucoup d’attention, en s’absorbant dans cette observation, c’est regarder avec admiration, voir sous l’effet de tel ou tel sentiment ; en faisant cela, nous ne posons encore aucune action, nous sommes plutôt paralysés dans notre observation et la grandeur pittoresque de celui qu’on observe et qui envahit notre être intérieur. Si le processus de la contemplation se limite à l’observation seulement, on ne peut pas encore parler de louange. La contemplation aboutit à la louange, mais la louange n’est pas contemplation. Il y a louange lorsque l’homme réagit à son tour face à ce que Dieu fait à travers ses œuvres ; c’est au tour de l’homme de capter l’attention de Dieu par toutes sortes d’expressions dictées par les bienfaits admirables de Dieu. – Psaumes 8 :3-4. Louer, c’est agir, et non réfléchir. Alors, arrêtez de vous taire dans l’assemblée pendant la louange, et n’usez de silence que quand cela est votre expression dans la grandeur de Dieu, car alors, le silence devient une action.

16ème principe : QUELQUES FOIS, ADORER DIEU SIGNIFIE : « NE PAS SE PROSTERNER »

L’Ancien Testament contient plusieurs termes qui parlent de se prosterner devant une divinité, de lui rendre hommage et de l’adorer. Un seul de ces termes est utilisé lorsqu’il s’agit de l’adoration du véritable Dieu, créateur de l’univers, Adonaï ; ce terme est « Shachah » qui signifie se prosterner volontairement pour adorer avec honneur et amour celui qui le mérite. Le terme « Seged » veut dire se prosterner de force par coercition pour vénérer ou adorer une divinité. L’idolâtrie se base sur la peur et la crainte des représailles tandis que l’adoration se base sur l’amour et le désir de se rapprocher. – Daniel 3 :1-7.

Le héraut : il y a toujours un recruteur des adorateurs, quelqu’un qui annonce le message et qui attire l’attention, qui établit les règles qui conduisent à l’adoration. En effet, l’homme est créé pour adorer. Et quand il n’adore pas Dieu, il est possible qu’il soit en train d’adorer quelque chose ou quelqu’un d’autre. Il suffit donc qu’on l’enrôle, et il se laisse bien trainer vers un autre culte dont il n’est pas toujours conscient de la portée et non plus innocent dans ses actes. Le héraut du texte de Daniel 3 :1-7 ressemble bien au rôle que jouent les médias de nos jours. Ils annoncent au monde l’idole du temps, la pensée que tous doivent épouser, l’homme que tous doivent regarder, la femme que tous doivent imiter, la musique que tous doivent chanter, etc. Les médias deviennent de plus en plus ceux qui donnent le ton pour que le culte de la personne commence, pour que le culte d’un produit commercial commence. Nous avons bel et bien dépassé les bornes d’une simple publicité et d’une simple promotion d’artiste, nous sommes en face des idoles qui nous sont présentées chaque jour sur tous les médias. Le héraut crie encore « lorsque vous entendrez le son et verrez la mode de telle star, vous vous prosternerez et vous l’imiterez ».

La statue : C’est une image taillée sur mesure, en se rassurant que par la forme et la taille, elle impose du respect et de la crainte et incarne l’autorité et la divinité. Les progrès de Photoshop nous permettent de faire des statues plus vite qu’avant, oui des images taillées et retouchées pour donner l’effet désiré. Ainsi l’homme se retrouve en train d’adorer l’image de son idole ou en train de fantasmer sur une image de soi-même selon le modèle d’un mannequin. Les instruments de musique : ce qui se dégage de ce texte est que la musique peut servir tant à l’adoration qu’à l’idolâtrie. La musique que tu écoutes précède l’esprit qui t’affecte, elle crée les conditions propices pour adorer ou idolâtrer car pour chaque culte, il y a une musique. La punition : le rejet est une chose dont personne ne voudrait souffrir, surtout dans ce monde des réseaux sociaux et d’amitié instantanée, ainsi le diable s’en sert comme une menace, une mesure de coercition pour tous ceux qui désirent être différent dans leur milieu scolaire, universitaire, professionnel ou familial.

Pourtant, jusqu’à ce jour, la voix du Seigneur crie comme dans le désert « Qui est avec moi ? » Où sont donc les lévites qui sont prêts à répondre à cet appel ? Dieu veut être adoré et il paie le prix qu’il faut pour se constituer un peuple qui lui rendra un culte agréable, c’est-à-dire qui l’adorera dans la vérité. Dans ce contexte du 21è siècle, l’adorateur du Dieu vivant se reconnait dans son attitude à rester debout quand tous se prosternent de force devant la statue. Adorer de nos jours, prend le sens de résister aux sollicitations de Satan et de notre environnement, il faut chercher les vrais adorateurs non pas au milieu de ceux qui se conforment et se prosternent devant le monde, mais au milieu de ceux qui restent debout et ne se prosternent pas, et par cette attitude, ils honorent le Seul qui est digne de louanges et de gloire. Un vrai adorateur est celui qui ne se prosterne pas devant les propositions alléchantes du monde, de la chair et du diable, car adorer Dieu est aussi synonyme de rester debout face à l’adversaire et tentateur. – Matthieu 4:10.

17ème principe : ON LOUE DIEU COMME IL VEUT ET NON COMME ON LE PENSE

Dans son ministère de conducteur de culte, l’auteur assiste à plusieurs expressions de la part des participants et cela à différents moments du culte. Et pendant la louange, il voit certaines personnes debout avec les mains levées et d’autres, prosternées, ou encore en sanglot. L’expression qui l’a le plus dérangé dans ce ministère est celle des personnes désengagées par rapport au culte, déconnectées de toutes formes d’acte commun, assises et libres de toute direction et affranchies de toute forme de leadership dans l’assemblée. Il s’est donné le devoir de savoir pourquoi, et une des réponses qu’il a reçues est celle-ci : « Je loue Dieu, je le loue à ma manière ». Est-il possible que vous alliez voir un roi dans son palais et que vous lui imposiez le protocole ? Depuis tout le temps que son Nom est prononcé au milieu des hommes, Dieu entend être reconnu comme Seigneur et adoré en tant que tel. Il engage à cet effet les moyens de sa grandeur pour voir cette glorieuse entreprise réussir sans faille et sans anicroche. La louange est l’un des domaines où Dieu n’a pas laissé à l’homme de faire comme il le pense ; la louange, l’adoration, la célébration de Dieu sont révélées.

Dieu a fait connaître à l’homme le protocole divin pour l’approcher à travers le tabernacle de Moïse, depuis le parvis jusqu’au saint des saints, c’est Dieu qui décide de tout ; c’est le Roi des rois qui a établi chaque étape qui rapproche l’adorateur du trône de gloire. Le parvis, le lieu saint ainsi que le lieu très saint, sont parsemés de symboles et de cérémonies remplies de sens spirituel pour les adorateurs que nous sommes. Jésus-Christ a appris à prier, il nous a appris à faire ce que lui-même faisait très facilement ; approcher le Père avec confiance dans l’intimité. Nous suivons la prière de Jésus, pendant que chacun aborde Dieu avec ses propres problèmes parce que sa prière est un protocole qui nous donne à tous un modèle à suivre. On ne s’approche pas de Dieu comme on le pense, on ne loue pas Dieu comme on veut, on le loue comme il a dit, comme lui-même le veut. – Jean 4 :23 ; Matthieu 6 :5-15. Quand il faut chanter, danser ou lever les mains, plusieurs disent : « Je n’en ai pas le tempérament, je n’en ai pas l’habitude, ce n’est pas dans ma personnalité ». Mais sachez que Dieu ne vous demandera jamais ce qu’il ne vous a pas donné. Apprenons à louer Dieu comme il le veut, car c’est le seul moyen de lui plaire.

18ème principe : LE CULTE PERSONNEL EST UN MOYEN EFFICACE POUR MAINTENIR LA FLAMME DE LA VIE CHRETIENNE DANS L’ADORATION

Quand l’auteur était à l’école secondaire, il s’était inscrit au scoutisme où il a gravi les échelons à cause de son dévouement aux activités. Il a appris à vivre dans la forêt et à survivre aux conditions dangereuses. C’est là qu’il a appris que pour maintenir un feu allumé, il faut des réserves constantes de bois, de l’air qui circule librement et évacuer régulièrement les cendres. Cela est tout aussi vrai spirituellement. Pour maintenir le zèle de notre amour pour le Seigneur, il nous faut également trois choses : des réserves constantes de bois : la Parole de Dieu, le souffle de l’Esprit sur notre vie et se purifier constamment de tout péché. Voilà pourquoi dans la vie chrétienne, il n’est souvent pas un problème d’obtenir le feu, mais plutôt de le maintenir.

Et le culte personnel est le meilleur moyen d’assumer la responsabilité personnelle de croissance spirituelle. C’est pendant ce moment de face-à-face avec son Créateur, ce temps d’intimité avec le Sauveur qu’on accroit ses affinités avec le Père et sa sensibilité à l’Esprit Saint. C’est là qu’on devint vulnérable aux saintes Écritures et qu’on laisse son feu nous dévorer. Le culte personnel est un temps de la journée que l’on choisit pour entretenir intentionnellement la qualité de sa relation avec Dieu. L’ennemi combat souvent notre culte personnel pour en éteindre la flamme de la louange et l’élan d’intimité ; et lorsque cela disparait, la vie chrétienne devient fade. Pour cela, Satan ne ménage aucun effort, il va jusqu’à nous combler d’occupations inutiles pour bouleverser notre emploi du temps et affaiblir nos cœurs pour ainsi nous rendre infidèles au rendez-vous du culte personnel. (L’auteur traite ce sujet en détail dans le livre : Le culte, jusqu’au Cœur de Dieu). – Exode 5 :1-9.

L’auteur affirme qu’il me semble que lorsque nous avons une convocation pour rendre un culte à Dieu, le prince de ce monde nous accable de toutes sortes de travaux pour nous empêcher de nous tourner vers Dieu. Il nous fait croire que notre culte à Dieu est une distraction par rapport aux réalités de la vie, il nous dit de regarder la réalité en face. Frères et sœurs, résistez-lui ! Ne vous laissez pas berner par des programmes télévisés de plus en plus intéressants, des opportunités désespérées de gagner plus d’argent ; contentez-vous de la bénédiction de l’Eternel et apprenez à protéger votre intimité avec Dieu. Ce n’est pas à force de courir derrière l’argent qu’on devient riche, c’est plutôt en devenant ami à celui à qui appartiennent toutes choses. Pour maintenir une bonne santé spirituelle, il est important d’entretenir l’homme intérieur, le feu de l’Esprit en nous doit être entretenu volontairement et intentionnellement.

19ème principe : CE QU’ON NE PEUT COMPRENDRE DEBOUT, ON LE VOIT MIEUX A GENOUX, AU PIED DU MAÎTRE

Voici un autre principe qui vient compléter le précédent pour mettre encore en évidence l’avantage de parler personnellement avec Dieu plutôt que de se laisser distraire et surtout de passer son temps à épuiser les ressources humaines pour des situations qui demandent l’intervention divine. Le héros est un enfant qui peut pleurer quand la pression est forte, il est fait de la même matière qu’Adam. C’est là que se trouve la différence avec un adorateur ; celui qui sait qu’il y a toujours un père prêt à répondre à nos questions difficiles n’hésite jamais à utiliser cet avantage à genoux et prosterné dans la prière et l’adoration aux pieds du maître. Quand on se soumet à ses pieds, il soumet le monde aux nôtres, car il n’y a rien qui ne soit plus fort que celui qu’on adore et rien ne le surprend. Le Seigneur que nous adorons connait le passé, le présent et le futur et il ouvre comme une porte de temps lorsqu’on se prosterne à ses pieds pour l’adorer ; alors nos yeux s’ouvrent pour voir avec précision ce qui empoisonnait notre environnement et infectait notre paix.

Lorsqu’on choisit de se prosterner pour adorer Dieu et lui dire combien on dépend de lui, alors nos yeux s’ouvrent et nous avons une autre vision de notre situation comme pouvait le dire Balaam, le prophète en Nombres 24 :4,16. Considérant la vie de David, le fugitif, le mercenaire dont le futur semblait être incertain, plein de promesses, mais fuyant encore. Il se retrouve en face d’une situation si dure que tous les vaillants hommes qui l’accompagnaient fondirent en larmes. Les femmes et les enfants, où sont-ils ? – 1 Samuel 30 :1-8. Le Seigneur aura toujours la réponse à nos équations, plus on le consulte, plus on apprend à comprendre son langage.

Ne vous déclarez pas encore vaincu par vos défis si vous ne changez pas d’angles de vue ; ne dites pas que tout est fini si vous ne prenez pas encore le temps de regarder votre situation à partir de la présence de Dieu. Au lieu de regarder debout vos défis, mettez-vous plutôt à genoux au pied de El Elyon qui vous changera certainement d’angle de vue ; et automatiquement, ce qui était grand devient petit lorsqu’on le regarde avec l’œil de Dieu. Pendant la louange et l’adoration, nos problèmes perdent leur impact sur nous, non pas d’abord à cause des effets émotionnels des chants que l’on chante, mais à cause de la présence de Celui devant qui l’on se tient, à cause de son Esprit qui nous console par sa Parole et l’exercice des dons spirituels des autres. Il y a meilleur angle de vue sur votre situation si vous acceptez de vous prosterner et de chercher la face de Dieu. Toute votre culpabilité, vos pleurs et déceptions peuvent disparaitre si vous accepter de vous humilier devant sa face.

20ème principe : LE CULTE DEMANDE TOUJOURS UN SACRIFICE OU UNE OFFRANDE

Nous n’avons besoin de rien pour être reçus avec plaisir chaque fois que nous nous approchons du trône de la grâce ; mais cela n’exclut en rien l’aspect sacrificiel du culte en soi. Il nous suffit de reconnaître l’œuvre de la croix et la dignité de l’Agneau immolé, il nous suffit de confesser son nom dans nos louanges et de décrire sa grandeur avec nos lèvres, et notre culte sera agréable au Père. Par l’entremise de Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu le sacrifice de louange qui consiste à célébrer son nom.

Offrir son corps : en Romains 12 :1-2, Paul nous exhorte à donner nos cops comme sacrifice tout en sachant que Christ est déjà mort pour nous. Aussi va-t-il de soi que celui qui veut se donner à Dieu doit se séparer, au moins momentanément, de ses autres occupations. Il doit sacrifier une autre activité pour faire de l’espace à Dieu, il doit être prêt à mettre de côté d’autres sollicitations et s’en désister parce que c’est le temps du culte qui est menacé. Il doit aussi se déplacer physiquement pour se rendre au lieu du culte, surtout s’il est communautaire. Notre cops est considéré dans la Bible comme le nouveau temple où se tient le culte du Dieu vivant ; il doit donc être pur, mis à part et disponible pour servir à cet effet. Nos choix d’accoutrement, notre conception de la réussite, les choses qui retiennent notre attention au quotidien, doivent venir d’une nouvelle mentalité que nous apporte la nature d’enfant de Dieu. Celui qui adore le Dieu de la Bible doit sacrifier les choses que le monde considère comme importantes, non pour une fois mais pour toujours car la nouveauté de vie en Christ est un parfum de bonne odeur à Dieu au-delà des mots et des mélodies. – 1 Corinthiens 6 :19-20. Un vrai adorateur de Jésus-Christ ne s’appartient plus à lui-même.

Offrir ses biens : L’amour que l’on témoigne à Dieu passe par celui que l’on doit exprimer à notre prochain en partageant nos biens. Mais l’expression de notre foi exige aussi de donner nos avoirs pour l’œuvre de Dieu en forme de dîme, d’offrande, d’action de grâce ou de toute autre libéralité. En effet, celui qui s’offre lui-même ne trouve aucun mal à donner ses biens matériels. – 2 Corinthiens 8 :1-5. Ne pensez pas qu’être un vrai adorateur est une question de chants et de rigueur envers le péché seulement, c’est aussi une question d’amour envers son prochain et de servir Dieu avec tous nos biens.

21ème principe : ADORER DIEU, C’EST ÊTRE TEL QU’IL EST, ET LUI RENVOYER L’IMAGE DE SA PROPRE PERSONNE

L’adoration est-elle une histoire de paroles ? De belles paroles poétiques et théologiques ? Est-ce une simple récitation des attributs de Dieu ? Est-ce un long moment de prière accompagné de larmes qui coulent des yeux ? Nombreux pensent que dire à Dieu « Je t’aime » ou lui chanter de belles déclarations d’amour suffit pour contenter son cœur aimant de Père. Les poèmes d’amour à la gloire de Dieu ne trouvent leur sens que dans la mesure où ces déclarations sont conformes à ce que nous sommes réellement pour Lui. En créant l’homme, Dieu l’a fait à son image et à sa ressemblance de sorte qu’en le voyant être et agir, Dieu se sente honoré et aimé. L’adorateur que Dieu cherche est simplement le disciple que Jésus nous envoie former à sa nature, c’est pourquoi le Christ dans sa discussion avec la femme samaritaine s’est focalisé sur l’adorateur que sur le lieu où devait se faire l’adoration, car le Père a un profil qu’il recherche dans celui qui doit l’approcher. On adore Dieu d’abord par l’être et non par l’avoir ; il faut lui ressembler pour satisfaire son cœur, il faut accepter d’être saint par l’œuvre de Christ, il faut embrasser par la foi en Christ la nouvelle nature qui nous est disponible pour ressembler à Dieu non pas par les œuvres, mais par la foi. – 1 Thessaloniciens 1 :4-6. Bref Dieu doit se voir en nous lorsqu’il plonge son regard sur nos vies. La plus belle formulation de l’adoration se trouve dans notre manière de vivre Dieu plutôt que de dire ce qu’il est. Car ce que nous sommes parle plus que ce que nous disons.

22ème principe : NOTRE ADORATION S’EVALUE DANS LA QUALITE DE NOS RELATIONS AVEC NOS SEMBLABLES

S’il est vrai que nous avons connu l’amour en Christ, le seul moyen de le prouver serait de démontrer le même amour à nos semblables, de sorte que même ce geste d’amour devienne la preuve suffisante à Dieu que nous l’aimons. La Bible s’exclame devant tout celui qui ose dire qu’il aime l’invisible Dieu, pendant qu’il n’aime pas son frère humain et visible ; c’est comme si Dieu va cueillir nos preuves d’amour pour lui dans la bouche de nos voisins. La vie d’adorateur de Dieu commence bien avant de fermer les yeux dans la prière, elle n’attend pas que nous nous rendions à l’église, mais elle est tellement imprimé dans notre quotidien qu’il nous est impossible de respirer sans adorer. Aimer, ce n’est pas gâter ! L’amour est plus qu’un sentiment, il est un choix volontaire, une décision qui transcende les émotions. Aimer son prochain, ce n’est pas devenir un père Noël pour lui, mais plutôt le traiter comme le père céleste qui ne donne pas toujours ce que l’on veut, mais toujours ce qu’il nous faut. On ne peut pas se dire adorateur et entretenir une quelconque forme de haine dans notre cœur même envers le plus mauvais des hommes. Adorer Dieu, c’est méditer le bonheur de son prochain, c’est penser et agir à dessein. – Jean 4 :7-11. Aimer se traduit par pardonner, aider, secourir, donner etc. – 1Jean 3 :8.

23ème principe : LA LOUANGE SE MÉRITE

Psaumes 96 :4 « Car l’Eternel est grand et très digne de louange, il est redoutable par-dessus tous les dieux ». C’est à cause du caractère louable de ses actes qu’un homme reçoit la louange ; on ne peut pas apprécier celui qui n’en est pas digne, on ne peut pas admirer ce qui n’attire pas. La louange n’est pas une faveur que l’on fait à Dieu ni une sorte de petit cadeau entre amis, non ! Loin de là ! La louange est un ordre, une réaction logique face à un seigneur, une attitude appropriée face à un dignitaire devant qui l’on se tient. Dieu n’a pas besoin qu’on invente des choses à son sujet pour que sa louange soit grande, il se rassure de faire des choses qui confirment sa nature et sa capacité, il se contente d’être Dieu, ce qui le rend ainsi éternellement digne. – Apocalypse 5 :8-12.

Dieu ne devrait pas subir nos attitudes du moment et notre louange à Dieu ne devrait pas dépendre de nos besoins et nos soucis. Digne hier : la dignité de Dieu a précédé la conscience de l’homme sur la terre. Avant que l’humain ne fût placé dans le jardin, Dieu avait rempli ce jardin de toutes sortes de preuves d’amour et de grandeur. Aucun être humain ne peut se demander pourquoi rendre la louange à Dieu. Pourquoi lui rendre des éloges ? Simplement parce que les œuvres de Dieu sont évidentes dans tout l’univers. – Psaumes 8 :4-10 ; sa dignité précèdera toujours nos jours ici-bas, car il mérite la louange depuis l’éternité passée, il est digne avant le jour qui est devant nos yeux, c’est comme si hier déjà avant qu’aujourd’hui ne soit, il était digne. Digne aujourd’hui : Il arrive que les situations semblent nous montrer de ce que le Seigneur est vraiment, … Juges 6 :13. Le souffle de vie, les bontés renouvelées, la créature si merveilleuse que nous sommes, ne sont-ils pas des raisons permanentes ?

Toutes les actions de Dieu sont motivées par la révélation de sa nature, il veut qu’on sache qu’il est Dieu. C’est ainsi que lorsqu’on regarde les œuvres de Dieu, on peut entrevoir ses perfections invisibles et sa divinité. Il imprime sa nature dans ses œuvres, sa dignité dépasse la durée de ses œuvres qui nous pousse à l’apprécier, elle est directement liée à sa personne et à son rang.

 24ème principe : ADORER, C’EST ENTRETENIR UNE RELATION AVEC UN ROI. IL FAUT GÉRER SON INTIMITÉ ET SA MAGESTÉ

L’adoration est une relation dans laquelle nous grandissons tous les jours dans notre manière de comprendre la nature et la volonté de Dieu. Il nous connait parfaitement et n’a nullement besoin d’évoluer dans la compréhension de notre personne, car il est notre créateur. Mais il y a une bipolarité dans cette relation avec notre Père ; c’est qu’il est à la fois l’ami intime, mais aussi le Seigneur de gloire « Il est à la fois le Souverain universel digne de tout notre respect et de tout notre hommage, dont nous sommes humbles serviteurs, et celui qui est très proche de nous». Abordons Dieu comme ami, mais n’oublions pas qu’il est Roi des rois ; chantons-le comme l’époux mais n’oublions pas de l’honorer comme Créateur et de célébrer sa magnificence. Craignons-le comme un puissant roi, mais n’oublions pas qu’il est notre père qui est aux cieux, l’ami qui habite nos cœurs.

Pour quelqu’un, il y a encore besoin profond de situer sa relation avec Dieu sans toutefois l’offenser ni être à l’encontre de sa parole. Et cela est une bonne chose pour tout celui qui est né de nouveau. Sa Majesté : Ce mot fait allusion au caractère auguste, une grandeur suprême qui impose le respect, dont l’apparence inspire l’admiration. C’est le titre de grandeur qu’on donne à celui qui règne. Lorsqu’il est utilisé dans la Bible, majesté est liée à la grandeur, à la gloire et à l’éclat de Dieu. Lorsqu’on a fait l’expérience de la nouvelle naissance, ce n’est pas seulement une relation de père et fils qui est restaurée, c’est aussi la majesté qui est révélée et nous devons considérer cela. – 2 Pierre 1 :16. Aimer Dieu n’exclut pas le fait de le respecter et ce respect doit se traduire dans le langage quotidien, dans l’habillement et dans les actes et attitudes aussi bien pendant le culte que dans notre vie de tous les jours et dans nos milieux ambiants. D’après 1 Jean 4 :18, l’auteur nous fait comprendre que l’adoration consiste à parler à Dieu avec respect et honneur, sans peur d’un châtiment, mais avec une crainte qu’inspire l’amour, car l’amour véritable bannit la crainte.

Son amitié : Dans Jean 15 :15, l’auteur nous aide à comprendre que l’amour est toujours à la base de toute vraie amitié, et l’amour de Dieu à notre égard n’est plus à prouver ni à démontrer ici. En Jésus-Christ, nous avons appris combien le père nous voulait proches de lui au point qu’il nous a même donné son Esprit pour que nous vivions sa vie. Dieu n’est pas à chercher dans les bâtiments, il habite dans le cœur de tous ceux qui croient en son fils Jésus-Christ, oui ! Il habite dans nos cœurs par son Esprit selon 1 Corinthiens 3 :16. Ainsi, un vrai adorateur sait reconnaître le moment de la majesté de Dieu et celui de son amitié. Il sait qu’il n’y a pas de faveurs spéciales pour vivre dans le dérèglement comme on le veut, il sait que la dîme et les offrandes sont un ordre tout aussi important que la méditation de la parole, mais il sait aussi que le pardon est disponible pour nous aider à nous repentir chaque fois qu’il nous arrive de céder, il sait que Dieu désire faire connaître les secrets de son cœur avec lui comme on partagerait à un ami. Il est important de savoir, en conclusion, que cela est très embarrassant et déshonorant lorsqu’on essaie de traiter un roi comme un ami en public, pendant qu’il reçoit ses honneurs. Alors, sachez qu’on ne se moque pas de cet ami cher à ceux qui ont la foi ; ce qu’on sème, on le moissonne. Quelle que soit sa proximité avec Dieu, on se doit de respecter le protocole divin comme devant un roi glorieux.

25ème principe : L’ADORATION, C’EST A LA FOIS CONNAÎTRE DIEU ET ÊTRE CONNU DE LUI

Connaître Dieu : Dieu lui-même se fait connaitre à chaqu’être humain en plaçant dans son cœur une connaissance innée à laquelle il ajoute toutes sortes d’œuvres dans la nature pour révéler son caractère invisible et sa divine puissance. Le premier pas qui amène l’homme à la connaissance de Dieu a été franchi par lui-même, le Créateur ; c’est Dieu qui veut se faire connaître, autrement ; comment l’humain aurait-il conscience de son Créateur s’il ne vient pas lui-même lui rendre visite dans le jardin d’Éden ? Dans la perdition de l’homme, aucun de ses efforts ne parvient à lui donner contact réel avec le Créateur, il a multiplié des religions sans vie jusqu’à ce que le Père ait envoyé le fils pour nous faire connaître le Dieu véritable. – 1 Jean 5 :20. Ainsi donc la connaissance de Dieu prend un sens plus profond que celui d’une conscience innée et d’une expérience spirituelle, elle exige une vie qui confirme une rencontre personnelle avec Dieu à travers son Fils par la puissance du Saint-Esprit. Il ne suffit pas d’avoir des informations sur Dieu mais bien plus de vivre avec lui en agissant conformément à la révélation qu’apporte le Saint Esprit à son sujet.

Être connu de Dieu : ÇA résulte à la fois de son amour pour nous et aussi de l’amour que nous lui adressons. L’adoration est donc une connaissance basée sur la relation, elle a besoin d’une confirmation de part et d’autre. Notre connaissance de l’autre n’est confirmée que par sa connaissance de nous et pour cela, les informations ne suffisent pas, il faut une relation et la plus solide, c’est l’amour. Mais, il faut finalement établir une relation basée sur un amour pur et sincère pour être capable de dire que l’on connait la personne sans peur d’être contredit. Il faut donc une relation pour parvenir à la vraie connaissance. Et il faut de l’amour pour que la relation soit solide. C’est pour cette raison qu’avoir quelqu’un qu’on aime, c’est avoir quelqu’un qu’on connait. – Corinthiens 8 :2-3.

Enfin, l’auteur conclut par dire que la louange et l’adoration attire d’avantage l’attention des chrétiens dans ce siècle ; et l’Esprit de Dieu nous pousse chaque jour à lui rendre un culte raisonnable, d’où l’intérêt pour chacun de bien comprendre ces concepts de base avant d’aller plus loin dans la compréhension de ces vérités bibliques qui traverseront le temps.

Ma formulation à ma manière de ces mêmes vérités spirituelles (25 principes sur la louange, l’adoration et le culte) sera bientôt publiée ici (Dans un futur proche).


Kakule Isevindu Paul

Music for the King Academy (MUSIC KA)

Restaurer l’Adoration dans le Monde (RAM)

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